Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘02- Les programmes scientifiques (en cours de rédaction)’ Category

 

DHE_6251Verdier d’Europe capturé lors du SPOL Mangeoire (Grumpy Nature)

SITE D’ETUDE
Le présent SPOL Mangeoire se déroule au lieu dit de Kersimon sur la commune de Pont de Buis lès Quimerc’h, dans le Finistère. Ce site est situé non loin de la forêt du Cranou dans les monts d’Arrêts. Localisé entre cultures bocagères et massifs boisés, le parc de 4000 mètres carrés est composé de haies de feuillus et de conifères de plusieurs mètres de haut, d’un verger à pommiers et de pelouses

LE SPOL C’EST QUOI?
Le suivi des populations d’oiseaux locaux (SPOL) permet d’étudier les espèces nicheuses et/ou hivernantes. Ce programme est coordonné par le CRBPO. Le SPOL vise à estimer un taux de survie, un taux de fidélité au cours de l’hiver et entre les hivers, le renouvellement des individus, etc. …
EN QUOI CONSISTE LE SPOL MANGEOIRE?
Le SPOL MANGEOIRE est un cas particulier du programme SPOL. Il vise à documenter et quantifier sur le long terme, les stratégies d’hivernage des passereaux communs en France. La connaissance des variations de stratégie d’hivernage entre individus, notamment en fonction de leur sexe, âge, espèces, années, sites, est utile pour la compréhension des changements globaux, ainsi que pour l’évaluation de l’impact des modifications d’habitat sur le fonctionnement hivernal des populations d’oiseaux.
Le fait de cibler le suivi sur les espèces fréquentant les mangeoires a deux justifications. Tout d’abord, les mangeoires étant essentiellement alimentées en graines, cela permet d’étudier les tendances des populations hivernales de passereaux granivores (moineaux, fringilles, bruants, mésanges), dont un certain nombre d’espèces est en fort déclin en France et en Europe. De plus, nos connaissances sur le fonctionnement des populations hivernantes sont très limitées. Par ailleurs, la nourriture est un attracteur très fort pour les granivores en période de disponibilité alimentaire limitée. Par conséquent, ce protocole bénéficie d’une efficacité de capture particulièrement élevée, générant ainsi des données très riches en information.

Le but du SPOL MANGEOIRE est de collecter des données de baguage qui permettent de quantifier les stratégies d’hivernage (arrivée et départ des populations hivernantes, temps de séjour, survie locale et fidélité inter-annuelle), et ce, sur un réseau de sites déployés sur tout le territoire national. Le relevé systématique des caractéristiques individuelles (espèce, sexe, âge, masse) permet d’identifier les différentes stratégies existantes de migration et d’hivernage. La mise en relation avec les conditions climatiques à large échelle identifie la dépendance des stratégies d’hivernage aux variations des contraintes climatiques.
Le groupe d’espèces ciblé est les granivores (au sens large, c’est-à-dire toutes les espèces fréquentant les mangeoires à graines en hiver) : Moineau domestique, Moineau friquet, Pinson des arbres, Pinson du Nord, Verdier d’Europe, Chardonneret élégant, Serin cini, Tarin des aulnes, Linotte mélodieuse, Venturon montagnard, Bouvreuil pivoine, Grosbec casse-noyaux, Bruant jaune, Bruant zizi,.
Mésange bleue, Mésange charbonnière, Mésange huppée, Mésange noire, Mésange boréale, Mésange nonnette

METHODE
Pour réaliser un SPOL Mangeoire, il faut s’engager à capturer au moins une fois par mois en décembre, janvier et février, sur un même site, avec des méthodes constantes. Ce ciblage temporel permet d’assurer le suivi du cœur de l’hiver, lorsque les populations hivernantes sont a priori les moins mobiles. Afin de documenter les dates d’arrivée et de départ, et éventuellement les flux migratoires, des sessions supplémentaires peuvent être effectuées de novembre à mars.

MATERIEL
Pour attirer les oiseaux, 3 mangeoires ont été installées: une dans le verger, les deux autres prés des haies d’arbres. Ces mangeoires sont alimentées en mélanges de graines (graines de tournesol, millet, maïs, blé) et de pommes. Des boules de graisse viennent compléter l’apport en nourriture.

A ces mangeoires sont associés 4 filets verticaux de 12 mètres de longs, soit 48 mètres de filets déployés à chaque session.

Les captures se sont déroulées du 12 décembre 2013 au 13 mars 2014. Les sessions de captures sont hebdomadaires et organisées en fonction de la météo et des conditions climatiques. Les séances de capture se déroulent en deux parties: une session en fin d’après midi, durant les 2-3 dernières heures du jour, et une session le lendemain matin, du lever du soleil à midi. Des sessions complémentaires ont été mise en place où seul un clap net a été installé sous l’une des mangeoires, pour augmenter le nombres de contrôles d’individus déjà bagués.
Pour chaque individu l’espèce est identifiée avec précision. Dans la mesure du possible, l’âge, le sexe sont déterminés selon les codes du CRBPO. Les mesures biométriques suivantes sont réalisées :
• mesure de l’aile pliée (LP),
• estimation de l’adiposité au niveau de la fosse claviculaire (AD),
• la masse (MA) est mesurée à l’aide d’une balance électronique précise à 0.1gr,
• L’état de santé de l’oiseau est également noté.

 

DHE_5696Mangeoire de fabrication artisanale utilisée lors du SPOL Mangeoire (Grumpy Nature)

Publicités

Read Full Post »

En cours de rédaction

 

Le PRNGN? Quel étrange acronyme!

PRNGN a été crée de toutes lettres par Grumpy Nature. Il s’agit de l’acronyme du Programme de Recherches Naturalistes de Grumpy Nature. Quel nom pompeux! nous vous l’accordons bien volontiers :). Il s’agit là d’un simple clin d’oeil amical au PNRO du CRBPO!

 

Pourquoi un programme de Recherches?

Il s’agit ni plus ni moins de donner un cadre aux différents programmes de suivis mis en place par l’association Grumpy Nature. Pour mener à bien les différentes études lancées par Grumpy Nature, il était nécessaire d’élaborer une feuille de route rigoureuse et bien définie selon des protocoles déjà établis au niveau national. En effet, nous intégrons plusieurs programmes de suivis au national que nous réalisons à l’échelle locale sur des sites en mal de reconnaissance et abritant une richesse naturelle importante et mal connue.

Quels programmes?

La plupart de nos études sont des suivis par la baguage et reprennent les protocoles pré établis par le CRBPO.

– SPOL Mangeoire

– STOC capture

– Thème d’étude sur les migrateurs: ACROLA, AXE 2, HALTE,

– Programme personnel sur les rallidés

– CMR canards plongeurs (Fuligule milouin)

– SPOL RIPRIP

 

A ces programmes de recherche élaborés par le CRBPO, s’ajoutent des inventaires naturalistes:

– Inventaires faunistiques sur les marais du Porzay

– Suivi des oiseaux d’eau en baie de Douarnenez

– Suivi de la population de Salamandre tachetée du lavoir de Quilinen

– Suivi de la migration postnuptiale des oiseaux à Prat de Bouc

– Suivi des oiseaux d’eau sur les pièces d’eau du bois de Vincennes

– Relevés d’habitat sur les marais du Porzay et sur la bande littorale

Read Full Post »

CapOeRa (Capsules d’Oeufs de Raies)

Texte tiré du site internet de l’APECS

DHE_6172

Capsule de Raie bouclée, plage de Saint Anne la Palud (Grumpy Nature)

Principes du programme

Les tonnages de raies dans les criées françaises ont diminué de 90% en 30 ans. Certaines raies encore débarquées en nombre il y a quelques années sont aujourd’hui menacées d’extinction.

Qu’est ce qu’une capsule?

Certaines raies sont ovipares, elles pondent des œufs sous forme de capsules. Les embryons sont ainsi protégés par une enveloppe de kératine. Une fois la raie sortie, la capsule vide, trop légère, remonte à la surface et finit par s’échouer sur les plages, se mélangeant aux laisses de mer. Ces capsules, spécifiques à chaque espèce, sont autant d’indices de la présence de ces poissons fréquentant notre littoral. En collectant ces capsules et en les identifiant, il est alors possible de réaliser de façon indirecte un inventaire et une cartographie de ces fréquentations et d’identifier des secteurs à priori importants pour la reproduction de ces poissons.

DHE_6400Capsule de Raie Lisse (Gauche) et de Raie bouclée (Droite) (Grumpy Nature)

Le programme CapOeRa, projet pluriannuel d’envergure nationale, invite quiconque trouvant ces capsules en bord de mer à les ramasser puis à faire part de sa récolte à l’association.

L’objectif est double :

  • combler le manque de connaissances sur ces poissons menacés (aire de répartition de chaque espèce, période de ponte, identification des zones de reproduction).
  • sensibiliser le public à la présence des raies sur nos côtes et à la nécessité de connaître et préserver la biodiversité.

 Un nouveau protocole pour la baie de Douarnenez

Fidèle au suivi notamment dans la baie de Douarnenez depuis le début, Grumpy Nature est d’autant plus présente qu’elle réalise de nombreux suivis scientifiques dans la baie, c’est donc naturellement que l’APECS a sollicité l’association pour participer à son nouveau protocole de collecte de capsules d’oeufs de raie.

Objectif visé :

Réaliser des suivis à l’échelle de la Baie de Douarnenez, secteur clé identifié comme zone d’échouages massifs, afin de mieux comprendre les phénomènes d’échouages massifs et les variations spatiales et temporelles.

Echantillonnage :

Une prospection de toutes les plages de Morgat à Douarnenez est réalisée de novembre à avril, deux fois par mois, sur une journée, pendant les mortes eaux.

 

Ces prospections sont coordonnées par l’APECS et réalisées par les membres de l’association, des structures partenaires et le grand public.

Méthode :

  • Les suivis sont réalisés pendant les mortes-eaux, le tout sur une journée (voire sur un week-end).
  • Les plages sont partagées par équipes. Un kit comprenant des sacs étiquetés leur est fourni.
  • Les capsules sont récoltées et conservées dans un sac. Les sacs sont clairement identifiés par une étiquette portant le nom de la plage.
  • Sont notées pour chaque prospection de plage, l’heure de début et de fin.
  • Des membres de l’APECS, présents à chaque opération, s’assurent que les prospections sont réalisées sur chaque plage, à chaque fois de la même manière (parcours sensiblement identique).
  • Les dates de prospections sont les suivantes :
    • dimanche 2, dimanche 16 et samedi 29 novembre 2014
    • dimanche 14 et mardi 30 décembre 2014
    • samedi 17 et samedi 31 janvier 2015
    • dimanche 15 et samedi 28 février 2015
    • dimanche 15 et dimanche 29 mars 2015
    • dimanche 12 et dimanche 26 avril 2015

Participation :

Pour s’inscrire à une journée de prospection, les participants sont invités à contacter l’APECS par mail à asso@asso-apecs.org ou bien par téléphone au 02-98-05-40-38.

Pour plus d’informations le protocole complet à télécharger: Protocole suivi Baie de Douarnenez CapOeRa

lien: http://www.asso-apecs.org/-CapOeRa-Capsules-d-Oeufs-de-Raies-.html

APECS bleu 00

Read Full Post »

En cours de rédaction

 

Les marais de Kervijen et de Ty Anquer sont situés en fond de la baie de Douarnenez. Peu d’études et de suivis naturalistes ont été effectués sur ces zones humides, les inventaires faunistiques et floristiques restent incomplètes.

Ces dernières années plusieurs programmes de recherches scientifiques ont été mis en place par l’association Grumpy Nature afin d’améliorer les connaissances sur ces entités.

Read Full Post »

Une espèce mal connue?

La population française d’Hirondelle de rivage, estimée entre 50 000 et 150 000 couples, représente environ 1% des
effectifs de l’ouest de l’Eurasie. Son statut de conservation a été jugée « A surveiller », avec des effectifs fluctuants,
sans tendance bien définie entre les années 1970 et la fin des années 1990. La difficulté à établir une tendance
est à mettre en relation avec les aléas climatiques qu’elle rencontre en migration et lors de son hivernage en Afrique,
à l’origine de variations inter-annuelles de son taux de survie, et avec le caractère fugace de ses colonies (MEEDDAT- MNHN).

L’incertitude qui pèse sur l’avenir de la population française de l’Hirondelle de rivage requiert que l’on mette en
place les modalités (méthode par échantillon sites occupés/anciens/favorable…) et les conditions d’un suivi régulier
des effectifs nicheurs, de leurs fluctuations et de leur évolution, et surtout, que l’on détermine les capacités d’accueil
du territoire, tant dans le milieu naturel que dans les conditions artificielles. Le caractère fugace de l’espèce nécessite
des moyens importants pour effectuer ce suivi.
D’autres travaux de recherche doivent s’attacher à déterminer les facteurs qui régulent la survie inter-nuptiale de
l’Hirondelle de rivage. Y parvenir, nécessite de localiser les sites d’escale migratoire européens et les quartiers
d’hiver africains des différentes populations ; le baguage d’oiseaux en Afrique est un moyen efficace de faire
progresser les connaissances sur ce point. Il sera aussi utile d’inventorier les écosystèmes que l’espèce exploite lors
de la période hivernale, ceux-ci restant largement méconnus, et d’étudier son comportement en fonction des
conditions climatiques rencontrées ainsi que ses relations avec les autres espèces.

Une espèce sujette aux changements globaux

 

Méthode

– Identifier les différentes colonies présentes sur le littoral Nord de la Baie de Douarnenez entre la fin avril et le début juin.

– Recenser le nombre de cavités occupées, relever le point GPS et photographier les sites de nidification.

– Suivi par Capture/Marquage/ Recapture des individus de certaines colonies. La colonie principale d’étude est celle située sur la plage de l’Aber. Les colonies sur les plages de Ploeven et de Kervel seront également suivies par la méthode de capture/marquage/recapture.

3 sessions de captures sont programmées:

fin mai: à l’installation des nicheurs (fin mai)

fin juin: période d’émancipation des jeunes issus de la première ponte

fin juillet:  période d’envol des jeunes de la seconde ponte et mouvements de dispersion postnuptiale

hirondelle de rivageHirondelle de rivage Riparia riparia (Grumpy Nature)

Read Full Post »

Période : toute l’année

contact : association.grumpynature@hotmail.fr

La zone étudiée se situe sur le littoral de la Baie de Douarnenez. C’est au fond de la baie que l’on trouve quelques-unes des plus grandes plages de sable blanc : Pentrez, Saint-Anne la Palud, Ploeven et Kervijen. Depuis Douarnenez jusqu’à Crozon les plages se succèdent séparées par des pointes rocheuses. Elles accueillent souvent l’embouchure de petits fleuves côtiers et des de reliquats de marais ( Kervijen, Pentrez etc.) et/ou de dunes de sable (Saint Anne la Palud, l’Aber etc.). Ces plages, riches en ressources trophiques (crustacés, poissons, coquillages, invertébrés…), accueillent tout au long de l’année et tout particulièrement en migration post et pré nuptiale des effectifs de plusieurs centaines d’oiseaux d’eau (laridés, limicoles, sternes, plongeons, canards, ardéidés, cormorans, plongeons, alcidés…).

C’est ainsi que depuis les années 1990, tout d’abord de façon individuelle puis au nom de Grumpy Nature, nous recensons (à marée basse et marée haute) régulièrement les oiseaux d’eau sur les plages des communes du Porzay, en particulier sur les plages de Saint-Anne la Palud, Ploeven et Kervijen. Le choix de ces plages est arbitraire et surtout d’ordre affectif. Ponctuellement, nos prospections nous mènent jusqu’à la Pointe de Ty Mark vers le nord ou vers la plage de Trezmalaouen au sud.

L’objectif de ce suivi est de mesurer l’évolution des effectifs des différentes espèces. Cela permet aussi de mesurer l’intérêt avifaunistique de ces plages  comme escale migratoire et d’hivernage. Il est dès lors possible de donner une valeur patrimoniale à ces sites pour les oiseaux d’eau .

Mouettes rieuses sur une marée verte au soleil couchant (David HEMERY©)

Bécasseau sanderling s’abritant du vent derrière un tas d’algues sur la laisse de mer (David HEMERY©)

Ce sont 111 espèces d’oiseaux qui ont été observées au cours des différents suivis. Les marais sont les entités les plus riches et les plus diversifiées. La fréquentation des plages est dominée par deux groupes : les laridés et les limicoles. Sur les 131 espèces inscrites à l’annexe I de la Directive Oiseaux présentes en France métropolitaine, 14 ont été observées sur les plages et marais du bassin versant du Porzay (10,7 % des espèces inscrite à l’annexe I et 12,6% des espèces observées sur le bassin versant).

Au niveau national, ce sont 23 espèces qui sont inscrites à la liste rouge des oiseaux mondialement menacés. Sur le bassin versant deux espèces sont concernées, il s’agit de la Barge à queue noire et du Phragmite aquatique. Ce territoire, comme beaucoup d’autres, constitue un enjeu national et même international pour ces espèces.

La liste des oiseaux présentée dans la Synthèse des observations ornithologiques réalisées sur le bassin versant du Porzay (plages et marais) entre 1999 et 2008 (consultable ci dessous) n’est pas exhaustive. Il s’agit principalement des espèces les plus fréquemment observées. Le lecteur devra garder à l’esprit qu’il n’a pas été possible de couvrir toutes les saisons de la même manière en raison d’un manque de disponibilité.

Synthèse des observations sur le bassin versant d…

Read Full Post »

Hirondelle rustique Hirundo rustica lors de son baguage (Grumpy Nature ©)

Période pour le STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Commun) : Mois de mai, juin et juillet (du lever du soleil à midi et en soirée)

Migration postnuptiale 2012 : 15 au 25 aout 2010 (du lever du soleil à midi, parfois en soirée)

Situés au fond de la baie de Douarnenez, les marais littoraux de Kervijen et de Ty Anquer représentent des reliquats d’anciennes zones humides accueillant une diversité avifaunistique non négligeable. Pour mieux connaître l’importance et le rôle de ces marais pour l’avifaune, des suivis par le baguage ont été entrepris dès 2006 par Bretagne Vivante puis poursuivi par Grumpy Nature.

Comme pour les plages du Porzay, il nous a semblé intéressant d’étudier le peuplement aviaire qui fréquente les marais de Kervijen et de Ty Anquer. C’est pourquoi, des 2007 Grumpy Nature propose au gestionnaire du site, la Communauté de Communes du pays  de Chateaulin et du Porzay, d’effectuer des inventaires ornithologiques pour mieux appréhender le rôle de ces marais pour l’avifaune en période de reproduction et en migration. Derrière cette vision globale, se cache le secret espoir de contacter le fameux Phragmite aquatique capturé sur deux sites proches du pays du Porzay : le marais de Rosconnec au nord et le marais de Trunvel au sud, dans la très réputée Baie d’Audierne, l’une des principales escales migratoires de l’espèce en Bretagne. C’est donc tout naturellement que Grumpy Nature a intégré le Plan National d’action du Phragmite aquatique en 2010 pour une durée de 5 ans.

Afin de répondre à notre problématique nous avons développé deux types de programmes :

  • le premier se déroule en période de reproduction. Il s’agit du STOC ROZO.

La participation à ce type de programme nécessite de suivre un protocole précis, établi au niveau national, par le CRBPO[1].

Réalisé dans une roselière, le programme STOC-capture (appelé alors STOC ROZO) nécessite de suivre un plan spécifique d’implantation des 10 filets utilisés. Les habitats présumés stables sont à privilégier. Chaque site est référencé au CRBPO.

Les filets sont montés de préférence la veille et déroulés à l’aube

Démaillage d’un passereau au filet, marais de Ty Anquer (Grumpy Nature©)

  • le second, Thème ACROLA (axe III du PNRO[2]), est réalisé en période de migration post nuptiale au cours du mois d’aout.

Nous avons cherché à exploiter la mosaïque de milieux présents sur le marais de Kervijen. Les filets ont été installés près des zones potentiellement favorables à l’alimentation des passereaux paludicoles et tout particulièrement du phragmite aquatique en lisière de roselière près de zones d’eau libre.

Les unités dédiées au thème ACROLA sont composées de 3 filets de 12 mètres disposés successivement et ouverts 30 minutes avant le lever du soleil à midi.. Chaque unité est accompagnée d’une repasse diffusant uniquement le chant du phragmite aquatique.

Une analyse paysagère simplifiée est réalisée. Celle-ci répond aux exigences du PNA. L’objectif étant de caractériser le milieu étudié.

Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola, capturé sur le marais de Kervijen, aout 2010 (Grumpy Nature©)

Ces prospections ornithologiques sont également l’occasion de mener des observations naturalistes généralistes : mammifères, insectes, amphibiens, flore…

Le baguage demeure une activité bénévole scientifique soumise à une réglementation rigoureuse et à la mise en place de protocoles standardisés établis au niveau national.

Pour plus d’informations et détail sur les suivis par le baguage sur les marais du Porzay, consultez le PDF ci dessous

Baguage Kervijen 2010 (PDF)

Baguage Kervijen 2012 (PDF)

Baguage Kervijen 2013 (PDF)

Article ACROLA revue Alauda81-2013

Nous accueillons le public lors des sessions de baguage estivales (aout). L’accès est libre à la station de baguage. Venez découvrir cette discipline et les oiseaux des marais.

Pour nous contacter: association.grumpynature@hotmail.fr


[1] Centre de Recherche par le Baguage sur les Populations d’Oiseaux

[2] Plan National de Recherche sur les Oiseaux

Read Full Post »

Older Posts »